Partager l'article ! DISSONANCES N° 19 : IDIOT: Ce numéro a été mis en images par Lionel FONDE ...
DISSONANCES est une REVUE DE CREATION LITTERAIRE SEMESTRIELLE (parution : mai-octobre) THEMATIQUE (il y a eu "LES ETATS-UNIS", "L’EUROPE", "LA RELIGION", "LE SEXE", "LA MORT", "LA FOLIE", "LA LAIDEUR", "L’ARGENT", "LE FUTUR", "LA MERDE", "L’AMOUR", "LA PEUR", "IVRESSES", "L’AUTRE", "INSURRECTION", "MASQUES", "ENTRAILLES", "IDIOT", "MAMAN" et le prochain thème sera "LE VIDE") fonctionnant par APPEL A TEXTES + ANONYMAGE AVANT COMITE DE LECTURE (pas de disso-copinage) et ILLUSTREE D’ŒUVRES INEDITES (carte blanche à une(e) seul(e) artiste par thème et numéro).
Ce numéro a été mis en images par Lionel FONDEVILLE
EDITO :
Idiolâtrie
Ce qu’il y a de remarquable chez l’idiot, c’est qu’on le remarque. L’individu n’a pourtant rien d’exceptionnel : ni génial, ni fou, il est étonnamment banal, et ce qui le distingue - cette singularité qui lui tient lieu d’identité - n’entretient qu’un mystère ordinaire. On ne l’exclue donc pas, il reste de la famille ou du village, semblable invraisemblable somme toute rassurant qu’on regarde comme la paille dans l’œil du voisin avec ce qu’il faut de compassion - c’est bien le moins qu’on lui doive. Comme les pénates antiques, on lui fait une petite place, s’il reçoit son obole, c’est qu’il protège la maisonnée, conjure le mauvais sort ; on lui rend grâce de nous dédouaner d’un regard introspectif par trop mortifiant. L’idiot c’est toujours l’autre et c’est très bien comme ça !
Encore faut-il qu’il accepte d’être dupe car il n’est pas nécessairement stupide et sa logique paradoxale pourrait nous prendre en défaut.
- Si tu savais ce que tu es idiot !
- Si je le savais, je ne le serais pas. Si tu me le dis, je le sais et ne le suis donc plus, tu me suis ? Non ? Vraiment ? Ce que tu peux être idiot...
Mais brisons là et que raisonne cette voix dissonante que rien ne saurait arraisonner : ce 19ème opus encense l’insensé et sacrifie au culte de l’Idiot.
Côme FREDAIGUE
SOMMAIRE :
Dossier : « idiot »
Chups (Michelle MARTINELLI)
Neuneux et plaisants (Méryl MARCHETTI)
Hors du dedans (Diane MEUNIER)
Esquirol, département Matisse (Thomas ROUSSOT)
« Que dire de toi ? » (Sébastien KARKOSZKA)
L’idiot du stade (Barbara ALBECK)
Le caillou de Brazzaville (Virginie HOLAIND)
Le gars assis à côté de moi dans l’Eurostar (Marlène TISSOT)
Les travers (Dominique PASCAUD)
Reduced Britney Spears (Alban LECUYER)
Suites (il)logiques (Isabelle GUILLOTEAU)
Laisser la langue filer (Etienne DIEMERT)
Bec de seau (Anne PESLIER)
Idiot moi-même (Emmanuel VASLIN)
Alexandre (Catherine YSMAL)
Chanter pour les merles (Guillaume SIAUDEAU)
Triple idiot (Patrice MALTAVERNE)
La bêtise des astres (Nicolas SCHOENER)
Après les inventions (Ernesto CASTILLO)
Top rengaines (Lionel FONDEVILLE)
Salsifi Day (Jean-Marc FLAPP)
L’idiot (Tristan FELIX)
Rubriques :
Questions à : Lucien SUEL
Regards croisés sur : « Berthe pour la nuit » (Antoine MOUTON)
Fenêtre sur : la revue N4728
À lire à voir à ouïr (nos auteurs ont aimé…)
Derniers Commentaires